BIENNALES 2010 BAYONNE

Xème biennale des jeunes

hospitaliers francophones

22, 23 et 24 mai 2010

 

  

Compte-rendu à destination des

Présidents des Hospitalités Francophones

 

 Il y a cinq mois maintenant, l’hospitalité Basco-Béarnaise accueillait la Xème biennale des jeunes hospitaliers francophones. Quatre-vingt dix sept participants, représentant vingt-trois hospitalités, on prit le temps de partager leurs chemins d’hospitaliers, leurs chemins de pèlerins, sous le soleil du Sud-ouest.

L’équipe organisatrice de la biennale tient à remercier toutes les personnes qui ont choisi de se mettre en route, à l’image de ses marcheurs de Dieu qu’ils ont suivi pendant trois jours.

Merci aux hospitalités qui ont su inviter leurs jeunes à participer à la biennale,

Merci aux hospitalités qui ont participé financièrement à l’organisation de la biennale, et en particulier à celles qui bien que n’ayant pas de jeunes dans leurs rangs, ont tenu à manifester leur soutien à cette rencontre,

Merci à l’association des Présidents des Hospitalités francophones, à l’hospitalité Notre-Dame de Lourdes, au « service jeunes » des Sanctuaires et à l’OCH pour leur présence à nos côtés.

Souhaitons que l’élan né de cette rencontre aide tous ces jeunes hospitaliers à se mettre en route vers Bourges 2012. Cela ne sera possible qu’avec l’aide de leurs Hospitalités !  

Carrefour 1

Sur les pas d’Abraham

 Abraham fut le premier des patriarches du peuple d'Israël. Avec son père Terah et son neveu Lot, il quitta sa ville natale d'Ur (Our). Après la mort de Terah, sur l'ordre de Dieu, il reprit son voyage, accompagné de son neveu.

 Une famine poussa Abraham à aller en Egypte. Là-bas, il prétendit que sa femme Sarah était sa sœur de peur que le pharaon ne la convoitise et ne le tue dans le but d'avoir Sarah pour lui seul. Le Pharaon fut effectivement charmé par Sarah et la prit dans sa maison. En échange, il couvrit Abraham de présents, pensant que ce dernier était le frère ; mais Dieu infligea au pharaon et à sa cour plusieurs maladies, c'est alors que le pharaon découvrit la vérité. Il rendit Sarah à Abraham et lui ordonna de partir...

  « En partant, il faut mettre sur son âne tout ce qu'on possède et partir avec tout ce qu'on est, sa carcasse, son esprit, son âme, il faut tout prendre, les grandeurs et les faiblesses, le passé de péché, les grandes espérances, les tendances les plus basses et les plus violentes... tout, tout, car tout doit passer par le feu. Tout doit être finalement intégré pour faire un être humain capable d'entrer corps et âme dans la connaissance de Dieu.

 Comme le bout du chemin se perd en Dieu et que personne ne connaît le chemin sinon celui qui vient de Dieu, Jésus-Christ, il faut, tout en écoutant les maîtres que nous rencontrons, fixer les yeux sur Lui seul. Il est la voie, la vérité et la vie. Lui seul d'ailleurs a parcouru le chemin dans les deux sens. Il faut mettre notre main dans la sienne et partir ... »

Yves RAGUIN, Chemins de la contemplation

"PARTIR".

 

—————————————-

 PARTIR

 Comment avez-vous décidé de mettre le cap vers Lourdes ?

A Lourdes vous sentez-vous avant tout pèlerin, hospitalier en service, jeune prêt à servir ?

Quels sentiments vous habitent au moment du départ vers Lourdes ?

Que cherchez-vous en allant à Lourdes ?

Avez-vous fait l'expérience de la vulnérabilité ?

 

 

Extraits du carrefour

 

 Le premier pèlerinage : nous y allons parce que notre famille y va, parce qu'un ami nous a convaincu, parce que l'aumônerie du lycée nous propose 4 jours pour aider des personnes… Le premier départ se fait rarement dans une démarche personnelle, isolée. Au début, nous sommes souvent hésitants, sans avoir forcément envie…

  Nous partons avant tout pour servir, et nous nous découvrons souvent pèlerin par le service. Certains d’entre nous se sentent tout à la fois « jeune pèlerin hospitalier prêt à servir ».

  Pour certains, les affaires pour le pélé sont prêtes dès la semaine qui suit le pélé qui vient de passer. Il y a souvent de l'impatience et une forme d'excitation avant le pélé (qui atteignent leur paroxysme pendant le voyage qui dure parfois de longues heures). Il y a de l'appréhension en partant, même si on connaît le handicap et la vieillesse; appréhension car on ne sait pas si on va trouver les bons mots, les bons gestes envers les malades. Malgré cette appréhension, ne pas pouvoir faire le pèlerinage une année est souvent très difficile à vivre.

  Certains ne recherchent rien en partant, la foi peut être. Pour d'autres partir servir au pèlerinage c'est aussi l'occasion de recharger ses batteries, de poser ses bagages, de faire le plein de joie pour l'année. Pour tous, l'essentiel est de faire vivre un bon pèlerinage aux malades. Pour tous aussi, nous partons parce qu'au fond nous savons que nous recevons bien plus du regard bienveillant de ces personnes que ceux que nous leur donnons. C'est aussi, l'occasion de rencontrer et de vivre avec des chrétiens du monde entier.

  Partir c'est se risquer...mais partir c'est aussi faire confiance. La première fois qu'on y part, c'est l'inconnu. A Lourdes, on se sent vulnérables face à certaines rencontres, parfois difficiles, parfois fortes...C'est difficile de garder ses sentiments à Lourdes, la carapace quotidienne tombe là bas. On vit les choses à fond, pas le temps de se préserver. Du coup nous avons des sentiments qui nous surprennent, qui vont plus vite. Les relations sont plus simples, plus vraies à Lourdes avec la personne malade : elle se confie à nous, on ne peut pas être quelqu’un d’autre, on ne ment pas.

 « C’est difficile de sourire quand on est malheureux. En fait, on apprend. Et on s’aperçoit vite qu’il est encore plus difficile d’être malheureux quand on sourit. »

Finalement, le premier pélé n'est pas souvent un choix personnel, parfois c'est même un peu contraint...mais l'année suivante, nous choisissons d'y revenir !

 

Carrefour 2

Sur les pas du Père Cestac

 Louis Edouard de Cestac est nommé vicaire de la cathédrale de Bayonne en 1831. Interpellé par le dénuement matériel et moral des fillettes abandonnées errant dans les rues, il prend en charge l’institution des Orphelines de Marie avec sa sœur Elise. Ils les forment aux fonctions domestiques afin d’intégrer ces jeunes filles dans le monde du travail. Parallèlement, il tente de porter secours aux filles publiques désireuses de changer de vie ; mais l’opinion s’insurge de cette cohabitation entre orphelines innocentes et prostituées repenties. En 1838, il achète un domaine à Anglet, où les repenties s’engagent à vivre du produit de leur travail. En 1842, l’évêque vient à Notre Dame du Refuge pour recevoir les 14 premières servantes de Marie. A la mort du Père Cestac, en 1868, l’unique congrégation diocésaine compte plus de 900 membres répartis dans toute la France et à l’étranger. Les communautés des Servantes de Marie envoyées dans les paroisses sont chargées de l’instruction élémentaire et religieuse, des travaux manuels, de l’organisation de la sacristie, des visites des malades, de la cuisine et du jardin.

« Il continue de nous envoyer, vous et moi, afin de prouver qu’Il aime le monde, qu’Il a toujours la même compassion pour le monde. C’est à nous d’être Son amour, Sa compassion dans le monde d’aujourd’hui. Mais pour être capables d’aimer, nous devons avoir la foi, car la foi en action est amour, et l’amour en action est service. (…)

Aujourd’hui quelqu’un est affamé ou assoiffé, aujourd’hui quelqu’un est nu ou sans toit, aujourd’hui quelqu’un est malade ou mourant. Aujourd’hui quelqu’un a besoin de sentir la chaleur d’une main ou d’entendre une voix amie. Il faut le lui donner aujourd’hui. Nous devons aimer aujourd’hui. Demain, ce pourrait être trop tard. »

Extrait de Jésus est mon Tout en Tout - Mère Teresa

 

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 La rencontre avec les autres

 Nous laissons-nous encore toucher par le regard des pèlerins ? Regardons-nous les parias de la société ? Quelle place a la personne âgée ou handicapée dans nos hospitalités ? Acceptons-nous de partager avec la personne handicapée/âgée nos faiblesses ? Quelle place occupe la prière dans notre vie d'hospitalier ? Notre engagement d'hospitalier va-t-il de pair avec un engagement dans l'Eglise ? Consommons-nous un pélé « clé en main »?

  

Extraits du carrefour

 

 Même après plusieurs pélés, une main, un sourire, un regard nous touchent toujours. Le regard de joie des personnes malades nous ramène à l'essentiel. Le regard entre hospitaliers aussi est important. Le regard des anciens hospitaliers qui viennent en tant que malades pour la 1ère fois est souvent difficile.

  En dehors de Lourdes, la rencontre est plus difficile. On ne prend pas de temps pour la rencontre gratuite, on n'ose pas, on a peur d'aller vers les autres. Lourdes est vraiment un temps privilégié pour rencontrer l’autre, notamment grâce aux sacrements.

  Peut être qu'il serait bon de laisser une plus grande place à la personne handicapée/âgée au bureau de l’hospitalité et lors des célébrations.

  Laisser transparaître nos faiblesses à la personne, les lui livrer permet parfois qu'elle aussi ce confie à nous. « Toutes mes incapacités, mes insuffisances, je sais les dissimuler dans un endroit sombre de ma personne. Les malades nous révèlent nos faiblesses avec une finesse extraordinaire ».

  Importance de la prière à Lourdes, même si le temps pour elle est restreint. Nous prenons le temps soit avant le service, soit après, devant la Grotte silencieuse ou devant la Vierge couronnée. Il y a aussi les messes avec les malades. La prière est importante pour confier le malade dans nos prières, pour remercier, pour déposer nos poids personnels. « En dehors de Lourdes, on ne finit pas forcément nos soirées avec une prière. A lourdes, on a un souffle particulier qui nous pousse. ». Pour certains, le service est une prière : St Vincent de Paul : « Lorsque vous êtes à l’office et qu’un pauvre sonne, vous quittez Dieu pour Dieu ».

  L'engagement en Eglise, c'est comme prendre le temps de regarder les parias de la société en dehors de Lourdes : il faut arriver à prendre un temps pour cela, et c’est beaucoup plus difficile lorsqu’on se laisse reprendre par le quotidien.

  Quand ça fait plusieurs années qu'on fait le pélé, il y a le risque de rentrer dans une routine, d’avoir des gestes mécaniques. Mais il faut toujours renouveler, même si ça suscite parfois des critiques. Les malades aiment aussi la nouveauté.

  Pour certains c'est difficile de prendre part à la préparation du pélé (distance géographique et études ou métiers).

 Pour continuer à rencontrer l’autre, tout est à renouveler à chaque fois : notre regard sur la personne, être nouveau à chaque regard posé sur nous, dans nos gestes, dans notre prière, dans l'organisation du pélé, dans la place laissé aux malades.

  

 

Carrefour 3

Sur les pas d’Elie

 

Nous sommes dans l’histoire d’Israël, au 9ème siècle avant Jésus-Christ. Le peuple élu, installé en terre de Canaan, commence à oublier Dieu qui l’a fait sortir d’Egypte, pour se tourner vers des divinités païennes : les baals. Elie est un prophète à la parole et à l’audace étonnantes. C’est un battant, tout lui réussit. Il défie même les prophètes des baals ! Jusqu’au jour où il croise la redoutable reine Jézabel. Terrifié devant cette menace, mais surtout dans l’épuisement de sa tâche prophétique qui le met seul contre tous, il fuit. Il s’enfuit, laisse ses serviteurs, quitte sa terre au nord et part plein sud, s’enfonce dans le désert, puis se couche pour mourir.

Mais l’ange le réveille à trois reprises et lui dit « prends et mange ! ». A ses côtés, une galette de pain et une gourde d’eau. Fortifié par cette nourriture, Elie se relève et se remet en chemin pendant 40 jours et 40 nuits jusqu’à la montagne de l’Alliance, la montagne de Dieu. Arrivé sur l’Horeb, il assiste à des bouleversements cosmiques : ouragan, tremblement de terre, feu, comme ceux qui accompagnaient la manifestation de Dieu tandis que Moïse était sur la montagne. Mais pour lui, c’est dans le souffle d’une brise légère qu’il rencontre Dieu qui lui dit « Que fais-tu là ? ». C’est par ce souffle infime, cette « voix de fin silence » qu’Elie est remis en chemin et replacé dans son ministère de prophète, lui qui de découragement ou d’épuisement le fuyait !

 

« On pense ne pas savoir prier. C’est dans le fond sans importance car Dieu entend nos soupirs, connaît nos silences. Le silence est le tout de la prière, et Dieu nous parle dans un souffle de silence. Il nous atteint dans cette part de solitude intérieure qu’aucun être humain ne peut combler. »

Frère Roger. Taizé

 

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 La rencontre dans le silence

 Avez-vous besoin du silence pour vous ressourcer ou le fuyez-vous ? Dans votre quotidien savez-vous prendre le temps de vous poser, de faire silence ? Dans les rencontres que vous faites, quelle place accordez-vous au silence, à la parole et à l'écoute de l'autre ? A Lourdes, avez-vous le temps de vivre le silence ? Le silence vous coupe-t-il des autres, vous rapproche-t-il de Dieu ? Parvenez à faire du silence une prière ?

  

Extraits du carrefour

  Le silence est vécu par une minorité comme un besoin et par une majorité de jeunes comme une épreuve.

 - Un besoin : faire le vide, choix de faire silence, serein, calme, apaisant, en communion avec la nature, faire le bilan, se mettre à l'écoute de sa source intérieure, trouver l'esprit. Dans la prière, le silence invite soit à la méditation, soit au lâcher prise, pour laisser à Dieu le soin de nous guider.

- Une épreuve : quand il est imposé, isolement, trop calme, étrange, besoin de bruits, d'agitation, très éprouvant, envie de le fuir, peur de se retrouver face à soi-même, dans un monde empli de bruits et d’agitation, dans une société basée sur la communication immédiate et démultipliée, sur la verbalisation à tout prix…

 Dans une communication avec l'autre, le silence peut être vécu comme une écoute attentive, comme une autre façon de communiquer, une marque de respect ou comme un blanc, une gêne.

  A lourdes, le silence se vit le soir, la nuit. Lourdes est lieu bruyant mais qui peut être aussi extrêmement silencieux, lors des célébrations notamment. C'est comme lors de prières à Taizé ou aux JMJ lorsque des milliers de personnes font silence. A Lourdes, un lieu privilégié de silence, ce sont les piscines.

  Pendant la prière, le silence vient parfois à la lecture de la Parole. La prière en silence ne doit pas se transformer en quelque chose de vide.

 « Le silence n'est pas un vide. C'est un plein. Comme si tout était dit dans le silence. »

« Le silence est un vecteur de communication : il est plus riche et plus important que la parole ».

« Le silence est un cadeau que l'on fait aux autres. »

Ce thème semble très difficile à aborder pour bon nombre de jeunes.

Ce carrefour était associé à la découverte de la communauté voisine des Bernardines et à une proposition de vivre un temps de silence.

 

 Carrefour 4

Sur les pas de Bernadette

 

Malgré une enfance heureuse, Bernadette connaît la faim et la maladie, elle sait à peine lire et écrire. De santé fragile, elle est notamment asthmatique. Son sentiment religieux est déjà très fort même si elle ignore à peu près tout du catéchisme. Bernadette témoigne d'apparitions de la Vierge à partir de 1858. Lors de sa neuvième apparition, elle suit les indications de la Vierge et découvre une source d'eau au pied de la grotte de Massabielle, à Lourdes. Entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge lui apparaît dix-huit fois.

Au lendemain des apparitions, Bernadette s'interroge sur le sens à donner à sa vie. Elle se sent appelée à devenir religieuse, mais dans quelle congrégation? En 1863, les sœurs de la Charité de Nevers, l’orientent vers le soin des malades. Du 4 au 7 juillet 1866, Bernadette voyage de Lourdes vers Nevers. Elle a le mal du pays et dit : «C’est le plus grand sacrifice de ma vie». Elle surmonte ce déracinement avec courage, mais aussi avec humour. Elle assume sans arrière-pensée cette nouvelle étape : «Ma mission est finie à Lourdes», «Lourdes n’est pas le ciel».

————————————

 

Marche,  

 

Tu es né(e) pour la route.  

Marche, tu as rendez-vous.  

Où ? Avec qui ?  

Tu ne sais pas encore,  

Avec toi peut-être.  

Marche, tes pas seront tes mots,  

Le chemin, ta chanson,

La fatigue, ta prière

Et ton silence, enfin

Te parlera.

Marche, seul, avec d’autres, mais sors de chez toi.

 

Tu te fabriqueras des rivaux, tu trouveras des compagnons.

Tu te voyais des ennemis, tu te feras des frères.

Marche, ta tête ne sait pas où tes pieds conduisent ton cœur.

Marche, tu es né(e) pour la route, celle du pèlerinage.

Un autre marche avec toi et te cherche.

Pour que tu puisses Le trouver

au sanctuaire du bout du chemin,

Au sanctuaire du fond de ton cœur.

Il est ta paix.

Il est ta joie.

Va, déjà, Dieu marche avec toi.

 

 Repartir

 

Avec quelle(s) révélation(s) repartons-nous de Lourdes ? Comment témoin-gnons-nous de notre pèlerinage dans la vie de tous les jours ? En repartant, que laissons-nous en chemin de ce que nous étions avant et de ce que nous avons vécu du pèlerinage ? Quelles sont les affaires que nous remettons dans notre sac et celles que nous enlevons ou laissons ? Qu'est ce qui fait que chaque année nous repartons à Lourdes ? Quel sentiment du premier pélé gardons-nous ? Avec quelle(s) révélation(s) repartons-nous de Lourdes ? Comment témoin-gnons-nous de notre pèlerinage dans la vie de tous les jours ? En repartant, que laissons-nous en chemin de ce que nous étions avant et de ce que nous avons vécu du pèlerinage ? Quelles sont les affaires que nous remettons dans notre sac et celles que nous enlevons ou laissons ? Qu'est ce qui fait que chaque année nous repartons à Lourdes ? Quel sentiment du premier pélé gardons-nous ?

  

Extraits du carrefour

  Petites ou grandes révélations sont ressenties à Lourdes : vivre quelque chose d'exceptionnel ; changement de regard sur la maladie, le handicap, la vieillesse : on voit la personne avant tout ; changement de voie professionnelle ; orientation de son cursus universitaire vers le médical ; s'engager dans le service auprès des plus pauvres ; se découvrir soi-même, se surpasser ; apprendre à faire le tri, repenser ses priorités ; rester humble ; découvrir sa foi ; la révélation vient en fait des autres.

  On repart de Lourdes fatigués, « vidés » physiquement mais nouveaux de l'intérieur avec les piles rechargés pour l'année.

  Le témoignage de Lourdes à l'extérieur est très difficile car l'expérience de Lourdes est intime. Et puis, le côté religieux est parfois critiqué. Par contre, on peut témoigner de Lourdes en s'engageant tout au long de l'année dans l'hospitalité.

  Ce que nous laissons à Lourdes : des larmes, nos bagages, de l'énergie, des choses que l'on confie à Marie.

  Nous repartons à Lourdes chaque année, souvent parce que c'est une évidence et que ne pas pouvoir faire le pélé une année est difficile à vivre. Même si à chaque fois il y a l'appréhension de ne pas savoir faire, de ne pas avoir les bons gestes, dès le début on voit que ça revient. L'expression « se sentir utile » revient dans quasiment tous les groupes : on revient à Lourdes car nous avons l'impression de faire quelque chose d'utile. Nous repartons à Lourdes car c'est le seul endroit où nous ne tenons pas compte des codes sociaux : on va vers une personne que nous n'aurions même pas vue dans la société de tous les jours. Nous revenons à Lourdes car nous y apprenons la vie, car nous avons besoin de ces sourires, regards,... Il n'y a pas besoin de se motiver pour repartir à Lourdes.

 « Lourdes c'est un aimant ».

« Lourdes, c'est un virus ».

De la biennale, nous repartons en ayant découvert de nouvelles hospitalités, en ayant pris conscience de ce lien qui nous unit, heureux de partager une même expérience, celle du Christ.

  

 Compte rendu financier

 

 

Total des recettes

 Participations hospitalités

 Dons

 Subventions

 Concert

 Inscriptions

 

15 072 €

3 355 €

4 190 €

2 500 €

932 €

4 095 €

 

100,00 %

 22,26 %

27,80 %

 16,59 %

 ,19 %

 25,17 %

 

 

Total des dépenses

 Frais de fonctionnement

 Logement

 Annulations

 Sacs à dos

 Frais bancaires

 Décoration

 Alimentation

 Animation

 Transport

 Dons

Visites

 

15 072 €

 728 €

2 190 €

460 €

1 345 €

18 €

374 €

5 298 €

1 800 €

200 €

2 255 €

360 €

 

100,00 %

4,85 %

14,57 %

3,06 %

8,95 %

0,12 %

2,49 %

35,26 %

11,98 %

1,33 %

15,01 %

2,40 %

 

 

 

 

L’Hospitalité du Berry vous invite à participer aux XIème

Biennales des Jeunes Hospitaliers Francophones,

les 26, 27 et 28 Mai 2012 à Bourges.

 

 

 

 

Retenez ces dates, nous vous attendons nombreux !

Contactez-nous par mail : biennalesbourges2012@live.fr

Plus d’informations sur le site : www.biennalesbourges2012.fr

 

 

 

 

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